L'éclairage au XXème siècle
              Partie 2 : Les lampes électriques

L'électricité cesse d'être un privilège pour la bourgeoisie et les gens aisés. On voit les quartiers dits "populaires" s'électrifier.
pour la petite histoire : la première grève de l'électricité date du 9 mars 1907 et plonge Paris dans le noir. C'est d'ailleurs ce qui va déclancher l'évolution des entreprises de distribution de l'électricité vers le statut de service public.
Le tout électrique devient progressivement à la mode, puis à la grande mode (1920) et c'est en 1946 que nait l' E.D.F.

Au XXeme on constate surtout des progrès en ce qui concerne les lampes à incandescence et en particulier les filaments:      

1900 : W.H. NERNST un chimiste allemand crée la lampe en magnésie...
...qui a la particularité d'avoir un système de filament intercheangeable en cas de casse.

1902 : L'allemand BOLTON utilise le tantale (un métal réfractaire) et la durée de vie de la lampe passe de 40 heures (filament de carbone) à près de 600 heures. Le succès est immédiat mais de courte durée car :

1903 : AUER (autrichien) invente les filaments en osmium (un autre métal réfractaire).
Cet osmium sera aussi à l'origine de la firme (qui existe toujours) OSRAM : combinaison de OSmium et de wolfRAM (les deux métaux de base qui entre dans la composition des filaments)

Lampe à filament en osmium ...
... et en tungstène . Lampe de fabrication américaine : Général Electrique Compagnie (on compte rien que 15 supports pour tenir le filament).

1908 : L'américain COOLIDGE introduit le tungstène tressé puis en

1910 le tungstène est tréfilé (fabrication par étirement) et le filament prend la forme d'une double spirale (voir image ci-dessus)

 

1911 nait le tube au néon (voir néon)

1918 : Le vide de l'ampoule est remplacé par du gaz inerte

Le confort de l'éclairage électrique est évident :
      -   Les lampes, grâce aux interrupteurs placés sur les murs s'allument et s'éteignent à distance
      -   Les fils et les prises sont plus pratiques que les tuyaux de gaz
      -   La sécurité est certaine : pas de risque d'explosion en cas de fuite comme avec le gaz
      -   Plus d'odeurs ni de dégagements de gaz de combustion (gaz carbonique dangereux)

C'est aussi l'ère de l'industrialisation et les filaments en métaux réfractaires dont la durée de vie est importante, permettent la fabrication en chaine de lampe à usage domestique.

Publicité de l'entreprise VISSEAUX (Lyon)
Spécialiste des lampes à filaments étirés, elle connut un grand succès grâce au contrôle unitaire des lampes fabriquées et donc de la qualité des produits vendus.

En 1930 c'est la généralisation des lampes projecteurs qui mettent en valeur les édifices et monuments publics

 

                                         ( Almanach Hachette 1933)

 

 

 

Mais les défendeurs du gaz se battent ...et "prouvent" par des études faites dans les salles de classe que l'éclairage au gaz est plus sain : sous l'effet de la chaleur de la combustion, l'air est mieux brassé et son renouvellement dans la pièce est facilité.

Par curiosité : L'interrupteur à travers les âges....
1900 : Interrupteur en bois. pour les expériences ?

1920 : Modèle "le Trumbler" de la société française Arnould .

une durée de vie très longue...

1910 : Tout en porcelaine
1900 : Interrupteur utilisé par Edison
1930 : Interrupteur de cave : garanti sans risque. Corps en fonte, intérieur en porcelaine et bouton en bakelite
1970 : Crées par le designer Loewy (Arnould)
1950 : Interrupteur "poire" société italienne Vimar. On peut éteindre de son lit sans avoir à se lever...
1947 : Modèle "le silencieux" (Arnould)

2005 : la dernière génération d'interrupteur qui deviennent "intelligents". Il s'agit d'un interrupteur automatique avec détecteurs de pénombre et de présence. Il n'agit qu'en cas de manque de lumière et de présence humaine. De plus il est programmable...(Ent SEGEDIP)

Mais là on arrive dans le domaine de la domotique...

1999 : le modèle 2001 (Arnould) qui allie la technicité et l'élegance de la sobriété